TIMITAR : Signes et Culture 2007 arrive en force, au grand plaisir des habitants d’ Agadir et de tous ces visiteurs attirés par la culture amazigh que véhicule l’événement phare de l’été.
Les curieux pouvaient croiser à partir de 14h des artistes qui accordaient leurs instruments et réglaient les derniers détails techniques sur la scène dressée à la Place Al Amal. Mais le vrai spectacle commence plus tard dans la journée avec une (modeste) cérémonie d’ouverture et des Gnaoua qui rassemblent facilement une centaine de spectateurs devant l’Hôtel de Ville. C’est finalement une vraie histoire d’amour entre moi et la musique Gnaoua
Les Boukakes, cette troupe constituée d’artistes venus de divers horizons (Maghreb et France), régale un peu plus bas avec ses sonorités “orientales”, une foule compacte venue crier présente à un Festival en pleine adolescence.
Adolescent, parce qu’il est clair que le TIMITAR se cherche encore, que beaucoup de gens n’y voient aucun message fort et que tout ce qui se dresse derrière reste flou pour Monsieur-Le-Festivalier. Néanmoins, côté organisation, l’événement semble un peu mieux orchestré que les éditions précédentes. La sécurité qui s’est renforcée –allant jusqu’aux fouilles corporelles– reste une initiative louable et justifiée au vu des drogues, alcools et armes blanches habituellement rapportées par certains spectateurs plus hooligans que mélomanes.
L’expérience acquise par les équipes techniques se ressent également à travers le bon timing des entrées sur scènes. Un DJay et un VJay enchaînent directement après chaque représentation pour retenir l’attention du public, avec ce soir DJ Big Buddha & VJ Dennis Dezenn, deux français très inspirés du psychédélique indien et du Sud-Est asiatique. Une musique que les gadiris semblent apprécier !
Raïss Ahmed Bizmaouen qui interprète dans la pure tradition Tachelhit un large répertoire de chansons parlant d’amour et de bonheur, et accompagné de jolies danseuses portant des costumes allant du blanc immaculé au bleu turquoise, en passant par l’orange et le pourpre, ravive la flamme amazigh de chacun.
Une deuxième séance de musique électro s’en suit naturellement avant le “débarquement” de Manu Dibango. Une entrée en djellaba et une troupe hétérogène menée par le camerounais enflamme un public composé de jeunes, de moins jeunes et de familles.
Le sentiment général est à l’optimisme et le Festival s’annonce assez prometteur !



















