
Agence France Presse by Chris Devers – Flickr.com
Personne ne doute désormais de l’impact de la crise économique mondiale sur des secteurs comme la publicité ou la presse écrite. La chute effrénée des publications prestigieuses comme Libération pousse les acteurs du métier à se tourner vers des solutions alternatives, dont la diffusion gratuite.
Le principe est simple et légal, et porte le nom de VPT (ventes par tiers ou diffusion payée par tiers). Les tiers étant les grandes écoles ou les compagnies aériennes qui achètent les tirages pour les proposer à leurs clientèles. Ceci permet aux titres d’attirer l’attention d’une audience qualifiée, à un endroit stratégique, et dans des circonstances propices à la lecture.
Le procédé permet entre autres de doper les chiffres puisqu’il constitue 29,56% en pourcentage de diffusion en France de La Tribune, 24,8% du Figaro, 24,4% des Echos, 22,22% de Libération et 15,93% du Monde, selon les chiffres enregistrés en 2007 par l’OJD qui est, rappelons-le, l’association professionnelle française certifiant la diffusion, la distribution et le dénombrement des journaux, périodiques et tout autre support de publicité. Le modèle économique de ces journaux devient dès lors celui de la presse gratuite qui connaît un franc succès (l’exemple de 20 Minutes étant probant) en leur permettant d’être rentables tout en vendant à perte.
Mais si ces journaux sont gracieusement offerts dans des milieux aisés, leur achat est obligatoire pour les jeunes des banlieues, creusant encore plus le fossé intellectuel entre classes sociales françaises. Un paradoxe à méditer…



















