Cette soirée d’ouverture ne pouvait se présenter sous de meilleurs auspices ! Un temps très agréable, un public venu en très grand nombre assister aux premiers shows de la Place Al Amal et un programme de premier choix.

Crédits : Aboutarik
Après le passage sur scène de deux formations musicales berbères, Ahwach Imin’Tanout et Rays Atigui accompagné de Raïssa Talbensirt, suivaient le brésilien Carlinhos Brown et le marocain Hamid El Kasri. Mais la bonne surprise restera sans doute la prestation de l’étonnant DJ RKK qui parvenait dès les premiers beats à diffuser une version Samba de la célèbre chanson Gnaoua Sandia et une musique de James Brown aux tendances Latino. Il força néanmoins vers la fin de la soirée sur le Raï, ce qui au final ne déplaisait pas au public, bien au contraire… VJ Italo Video le suivait avec des séquences de Capoeira et d’animation sur le football. Très brésilien tout ça !

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Carlinhos Brown : Le maître de cérémonie
Une chose peut avant tout être dite sur le percussionniste, producteur, auteur et interprète brésilien, c’est qu’il maîtrise parfaitement le Live ! Vêtu d’un léger costume blanc et d’une coiffure amérindienne, et sautant d’un bout à l’autre de la scène, Carlinhos Brown n’hésite pas à changer d’instruments à chaque nouvelle chanson, tout en favorisant l’improvisation et l’interaction avec le public.
Un public quelque peu timide et peu habitué à l’entrain brésilien qu’il chauffe sans peine, puis enflamme, avant de descendre pour danser avec les enfants, serrer les mains de ses nouveaux fans et se rapprocher un peu plus des spectateurs non-VIP cantonnés derrière les grilles de sécurité.
L’homme qui n’a pas arrêté de scander ses discours d’amour pour l’Afrique, le Maroc et Agadir, de tolérance et de paix dans une langue hybride, mélange d’un Français improbable, d’un Anglais tout en accents sud-américains et de Portugais, brandira un drapeau du HUSA (Hassania Union Sportive d’Agadir) et criera à pleins poumons : “Agadio !”
Un grand moment de musique, surtout avec l’arrivée sur scène d’un violoniste portugais et de la danseuse du ventre Dalida et ses ailes dorées !

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Mâalem Hamid El Kasri : Phénoménal
Sans faire dans la dentelle, Hamid El Kasri atteint son public aux premiers coups de Guembri, qu’il soit puriste de la musique Gnaoua, simple amateur ou néophyte découvrant pour la première fois la musique la plus mystique du répertoire populaire marocain.
Hamid El Kasri a démontré le mercredi soir, suivi de ses 5 Gnaouas, de plusieurs percussionnistes, guitariste et trompettiste, et du jeune génie du Rebab Foulane, qu’il mérite amplement son statut de Grand Mâalem.
Foulane, une fois encore en robe rouge saillante, alliait esthétisme, large sourire et complicité avec le public à un jeu qui s’améliore à vu d’œil. Tantôt c’était le violon qui était manié avec une extrême dextérité, tantôt c’était le Rebab (luth monocorde berbère).
Hamid El Kasri ne pouvait ainsi que s’en réjouir et demander au public de chanter avec lui ses Aïsha, Sandia et Moulay Ahmed. Nous assistions sans exagération hier soir à l’une de ses meilleures prestations sur scène !
Tout ceci nous laisse présager une sixième édition du Timitar culte, même si je déplore d’ores et déjà une sonorisation comme toujours trop puissante et des entractes interminables ! Mais ne soyons pas rabat-joies et profitons des artistes de jeudi soir !



















