
Abdeslam Alikane – © Sif Elamine 2009
D’où vient décidément cette musique Gnaoua à laquelle on attribue autant d’origines africaines, une telle analogie au Jazz, au Gospel et à la Samba, et qui possède son propre festival international étalé sur 4 jours et haut lieu du métissage culturel et artistique ?
Dans la culture populaire marocaine, une phrase revient toujours pour décrire le caractère envoutant de la musique Gnaoua :
Vous possédez nos corps mais nous possèderons vos âmes !
Cette phrase aurait été prononcée par les premiers esclaves noirs africains acheminés en caravanes terrestres depuis le Mali et le Soudan pour participer à la construction de plusieurs villes impériales marocaines, et se seraient reconvertit en artisans et en artistes faute de pouvoir garnir les rangs des gardes du sultan alaouite Moulay Ismaïl.
Cantonnés dans la rudesse de la servitude, les ancêtres des marocains au teint sombre auraient adopté l’Islam, appris l’Arabe, tout en gardant les vestiges de leur ancien culte Bambara. Ils auraient remplacé les divinités et les esprits de la nature par les Djinns (créatures mystiques dans la culture musulmane), auraient troqués le chamanisme par le culte des saints et les superstitions héritées à leur tour des traditions berbères pro-islamiques, et auraient traduits leurs lamentations en langue arabe, tout en y ajoutant des louanges à Dieu et au Prophète.
Le rythme hypnotisant des percussions, le tempo qui augmente au fil des chansons, les couleurs vives des costumes et les danses spectaculaires en font rapidement un pilier des arts populaires marocains. Mariages, naissances, mais aussi séances d’exorcisme et de désenvoutements, certains Gnaoua accèdent au rang de Mâalem (Maître) et se voient attribuer des pouvoirs surnaturels et guérisseurs.
Mais l’art Gnaoua finit par tomber en désuétude… Il est sauvé par le Festival Gnaoua d’Essaouira, “capitale de ce patrimoine et véritable carrefour de différentes cultures et ethnies au long de son histoire”, selon les dires de Abdeslam Alikane, grand Mâalem gnaoui et président de l’Association Yerma Gnaoua, créée spécialement dans cette optique de préservation.
Au fil des éditions, le petit événement culturel mue en rendez-vous incontournable de World Music. Jazzmen américains, guitaristes de renom, orchestres internationaux, pianiste cubain, percussionnistes africains, célèbres musiciens World se succèdent sur les scènes d’Essaouira pour fusionner leur musique aux crotales métalliques et Tbel.
Cette année a comme à l’accoutumée été un grand cru ! Et ce n’est pas le programme qui me contredira…




















[...] Mais l’esprit, le mysticisme et l’engouement que suscitent des rendez-vous culturels comme le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira ou le Festival des Musiques Sacrées de Fès font défaut à ce qui se résumerait finalement à [...]
i love fistival gnaoua and thank you saouira and our pepl .
from sale’ city ilove my country morocco and frends urope’n rossa & ealissia & nouhaila madrid & malaga
slt sa va maman tu dis demain on va allée o marjan tu c est o koi maman et demain on va o souk oui o non maman ona dakor mama by moi anass j ai ecrire tout sa maman tu c est moi antelejon tu c est maman allée by tu ve allée parle onkor moi je ve et toi maman j ai dis maman je ve pas agadir je ve allée o rabat pour joje la joune tu c est que s que ecrire maman oui o non maman allée by